Edith Piaf L’homme À La Moto

[Refrain:]

Il portait des culottes, des bottes de moto

Un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos

Sa moto qui partait comme un boulet de canon

Semait la terreur dans toute la région.

Jamais il ne se coiffait, jamais il ne se lavait

Les ongles pleins de cambouis mais sur les biceps il avait

Un tatouage avec un cœur bleu sur la peau blême

Et juste à l´intérieur, on lisait: “Maman je t´aime”

Il avait une petite amie du nom de Marie-Lou

On la prenait en pitié, une enfant de son âge

Car tout le monde savait bien qu´il aimait entre tout

Sa chienne de moto bien davantage…

[Refrain]

Marie-Lou la pauvre fille l´implora, le supplia

Dit: “Ne pars pas ce soir, je vais pleurer si tu t´en vas…”

Mais les mots furent perdus, ses larmes pareillement

Dans le bruit de la machine et du tuyau d´échappement

Il bondit comme un diable avec des flammes dans les yeux

Au passage à niveau, ce fut comme un éclair de feu

Contre une locomotive qui filait vers le midi

Et quand on débarrassa les débris…

On trouva sa culotte, ses bottes de moto

Son blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos

Mais plus rien de la moto et plus rien de ce démon

Qui semait la terreur dans toute la région…

Edith Piaf Polichinelle

Tire les ficelles, tire les ficelles

D’un polichinelle

Retendre les bras, tourne la baguette

Et ta marionette panchera la tête

Et te sourira

D’un coup de doigt leste

Commande mes gestes,

Tu te fous du reste

Ca ne coute pas

Tire les ficelles

Et polichinelle

Aussitôt fera

Ce que tu voudras

Tire les ficelles, tire les ficelles

D’un polichinelle,

Fera mille tours

Te dira “Je t’aime”

Cachera ses faims,

Cachera sa haine

Sous les mots d’amour

Tirer dans le monde

Pour que toi dans l’ombre

Tu ais le triomphe

Auquel tu as droit

Un polichinelle

Fera sans obel

Et dès qu’on nous verra

On t’applaudira

Sais tu seulement si j’ai un coeur

Sais tu seulement si j’ai une âme

C’est propre et dur en tôt programme

De prestidigitateur

Tire Les Ficelles,

Tire les ficelles

De polichinelle

Mais il faut garde à toi

Car il est possible

Que je me délivre

Des fils invisible

Qui m’attachent à toi

En erisant le charme,

Je retrouve une âme

Je redeviens femme,

Je redeviens moi

Faut que t’en profite,

On se lasse vite

Et le jour viendra

Ou ça cassera,

Ou ça cassera,

Ou ça cassera

Edith Piaf Le Disque Usé

Impasse de la gouttière,

Dans la ruelle aux mat’lots

Où n’entre pas la lumière,

Y a un vilain caboulot.

La figure triste et pâle,

Une servante aux yeux bleus

Rêve aux plus belles escales

Et à des ciels merveilleux.

Chaque sifflet des bateaux

Lui dit: “Ton attente est vaine.”

Mais, dans un coin, un phono

Chante sa vieille rengaine.

“Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.

Vos désirs, vos rêves

Seront exaucés un soir.

Avant que votre vie s’achève,

Le bonheur viendra vous voir.

Il faut l’attendre sans trêve.

Chassez les papillons noirs.

Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.”

Il était beau comme un ange,

Des cheveux blonds comm’ le miel.

Son regard était étrange,

Plus bleu que le bleu du ciel.

Il appela la servante

Et lui dit: “Je te cherchais.”

Elle répondit, tremblante:

“Y a longtemps que j’attendais.”

Il l’a serrée dans ses bras,

“Quand je serai capitaine…”

Et le vieux disque, tout bas,

Chante sa vieille rengaine.

“Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.

Vos désirs, vos rêves

Seront exaucés un soir.

Avant que votre vie s’achève,

Le bonheur viendra vous voir.

Il faut l’attendre sans trêve.

Chassez les papillons noirs.

Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.”

Impasse de la gouttière,

Dans la ruelle aux mat’lots

Où n’entre pas la lumière,

Y a un vilain caboulot.

Elle attend, fière et hautaine,

Elle attend, depuis vingt ans,

Elle attend son capitaine,

Et son regard est confiant.

Chaque sifflet des bateaux

Lui dit: “Ton attente est vaine.”

Mais elle écout’ le phono

Raclant sa vieille rengaine.

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Y a d’l’esp…

Y a d’l’esp…

Vos désirs, vos rêves

Seront exaucés un soir.

Avant que votre vie s’achève,

Le bonheur viendra vous voir.

Il faut l’attendre sans trêve.

Chassez les papillons noirs.

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Edith Piaf De L’autre Côté De La Rue

Des murs qui se lézardent,

Un escalier étroit,

Une vieille mansarde

Et me voilà chez moi.

Un lit qui se gondole,

Un’ table de guingois,

Une lampe à pétrole

Et me voilà chez moi

Mais le soir, quand le cafard me pénètre

Et que mon cœur est par trop malheureux,

J’écarte les rideaux de ma fenêtre

Et j’écarquille les yeux.

[Refrain:]

D’l’autr’ côté d’la rue,

Y a un’ fille,

Y a un’ bell’ fille

Qui a tout c’qu’il lui faut

Et mêm’ le superflu.

D’l’autr’ côté d’la rue,

Elle a d’l’argent, un’ maison, des voitures,

Des draps en soie, des bijoux, des fourrures.

D’l’autr’ côté d’la rue,

Y a un’ fille,

Y a un’ bell’ fille.

Si j’en avais le quart, je n’en d’mand’rais pas plus,

D’l’autr’ côté d’la rue.

Souvent, l’âme chagrine,

Quand je rentre chez moi,

Je vais courbant l’échine,

Il pleut ou il fait froid.

Faut monter sept étages,

Suivre un long corridor.

Je n’ai plus de courage.

Je me couche et je dors

Et le lend’main faut que tout recommence.

J’pars au travail dans le matin glacé,

Alors je m’dis y’en a qui ont trop d’chance

Et les autres pas assez.

D’l’autr’ côté d’la rue,

Y a un’ fill’,

Y a un’ bell’ fille

Pour qui tout’s nos misèr’s

S’ront toujours inconnues.

D’l’autr’ côté d’la rue,

Quand il fait froid, ell’ dans’ des nuits entières,

Quand il fait chaud, ell’ s’en va en croisière.

D’l’autr’ côté d’la rue,

Y a un’ fill’,

Y a un’ bell’ fille.

Vivre un seul jour sa vie, je n’en d’mand’rais pas plus,

D’l’autr’ côté d’la rue.

J’le connaissais à peine,

On s’était vu trois fois

Mais à la fin d’la s’maine

Il est venu chez moi.

Dans ma chambre au septième,

Au bout du corridor,

Il murmura: “Je t’aime”.

Moi j’ai dit: “Je t’adore”.

Il m’a comblée de baisers, de caresses,

Je ne désire plus rien dans ses bras.

Je vois ses yeux tout remplis de tendresse,

Alors je me dis tout bas:

D’l’autr’ côté d’la rue,

Y a un’ fill’,

Y a un’ pauvr’ fille

Qui n’connaît rien d’l’amour,

Ni d’ses joies éperdues.

D’l’autre côté d’la rue,

Ell’ peut garder son monsieur qu’ell’ déteste,

Ses beaux bijoux, tout son luxe et le reste.

D’l’autr’ côté d’la rue,

Y a un’ fill’,

Y a un’ pauvr’ fille

Qui regarde souvent, d’un air triste et perdu,

D’l’autr’ côté d’la rue.

Edith Piaf Les Grognards

Ecoute, peuple de Paris:

Tu n’as pas la fièvre.

Ecoute ces pas qui marchent dans la nuit,

Qui s’approchent de ton rêve.

Tu vois des ombres qui forment une fresque gigantesque accrochée dans ton ciel.

Ecoute, peuple de Paris:

Regarde, peuple de Paris, ces ombres éternelles

Qui défilent en chantant sous ton ciel.

Nous les grognards, les grenadiers,

Sans grenades, sans fusils ni souliers,

Sans ennemis et sans armée,

On s’ennuie dans la nuit du passé.

Nous les grognards, les grenadiers,

Sans grenades, sans fusils, ni souliers,

Ce soir nous allons défiler

Au milieu de vos Champs-Elysées.

Wagram, Iéna, Eylau, Arcole, Marengo… Ca sonne bien.

Quelles jolies batailles.

Tout ce travail,

C’était pas pour rien

Puisque les noms de rues,

Les noms d’avenues

Où vous marchez,

C’est avec le sang

De nos vingt ans

Qu’on les a gravés.

Nous les grognards, les grenadiers,

Sans grenades, sans fusils ni souliers,

Sans ennemis et sans armée,

On s’ennuie dans la nuit du passé.

Nous les grognards, les grenadiers,

On est morts sur des champs étrangers.

On a visité la Russie

Mais jamais nous n’avons vu Paris.

On n’a pas eu le temps

D’avoir un printemps

Qui nous sourit.

Nos pauvres amours

Duraient un jour,

Au revoir et merci.

Roulez, roulez tambours.

Dans le petit jour

On s’en allait.

Au son du clairon

Et du canon,

Notre vie dansait.

Nous les grognards, les grenadiers,

On nous a oubliés, oubliés…

Depuis le temps de nos combats,

Il y a eu tant et tant de soldats

Mais, cette nuit, vous nous verrez

Sans grenades, sans fusils ni souliers,

Défiler au pas cadencé

Au milieu de vos Champs-Elysées

Sans grenades…

Sans fusils…

Ni souliers…

A Paris…

Edith Piaf Le Disque Usé

Impasse de la gouttière,

Dans la ruelle aux mat’lots

Où n’entre pas la lumière,

Y a un vilain caboulot.

La figure triste et pâle,

Une servante aux yeux bleus

Rêve aux plus belles escales

Et à des ciels merveilleux.

Chaque sifflet des bateaux

Lui dit: “Ton attente est vaine.”

Mais, dans un coin, un phono

Chante sa vieille rengaine.

“Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.

Vos désirs, vos rêves

Seront exaucés un soir.

Avant que votre vie s’achève,

Le bonheur viendra vous voir.

Il faut l’attendre sans trêve.

Chassez les papillons noirs.

Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.”

Il était beau comme un ange,

Des cheveux blonds comm’ le miel.

Son regard était étrange,

Plus bleu que le bleu du ciel.

Il appela la servante

Et lui dit: “Je te cherchais.”

Elle répondit, tremblante:

“Y a longtemps que j’attendais.”

Il l’a serrée dans ses bras,

“Quand je serai capitaine…”

Et le vieux disque, tout bas,

Chante sa vieille rengaine.

“Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.

Vos désirs, vos rêves

Seront exaucés un soir.

Avant que votre vie s’achève,

Le bonheur viendra vous voir.

Il faut l’attendre sans trêve.

Chassez les papillons noirs.

Tant qu’y a d’la vie, y a d’l’espoir.”

Impasse de la gouttière,

Dans la ruelle aux mat’lots

Où n’entre pas la lumière,

Y a un vilain caboulot.

Elle attend, fière et hautaine,

Elle attend, depuis vingt ans,

Elle attend son capitaine,

Et son regard est confiant.

Chaque sifflet des bateaux

Lui dit: “Ton attente est vaine.”

Mais elle écout’ le phono

Raclant sa vieille rengaine.

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Y a d’l’esp…

Y a d’l’esp…

Vos désirs, vos rêves

Seront exaucés un soir.

Avant que votre vie s’achève,

Le bonheur viendra vous voir.

Il faut l’attendre sans trêve.

Chassez les papillons noirs.

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Tant qu’y a d’la vie y a d’l’esp…

Edith Piaf Je Suis À Toi

Un matin le printemps est sorti

De son lit pour aller faire la vie

Et pour repeindre en bleu tout le gris

Qui traînait sur les murs de Paris.

Du gris, il y en avait dans ma vie,

Mais ce jour-là, mais ce jour-là,

D’un seul coup, tout fut repeint en bleu,

Le ciel et les yeux des amoureux.

Du coup, pour le Pont-Neuf et la Seine,

Ce fut l’heure pour eux d’entrer en scène.

Sur ce pont, nous nous sommes croisés.

Moi, ce jour là j’allais tout droit,

Droit devant moi, vers je ne sais quoi…

Rappelle-toi…

Des jonquilles, ‘y en a eu par milliers.

On savait où aller les chercher.

Qu’ils sont chauds, les prés au mois de mai.

Qu’ils sont hauts, les blés au temps d’aimer.

Qu’ils sont beaux, les mots que tu disais:

“Je suis à toi… Je suis à toi.”

Ces mots-là, on ne s’en lasse jamais.

Ils sont faits, semble-t-il, pour durer.

J’aimais t’entendre les murmurer,

D’autant plus que pour moi ils semblaient vrais.

Pour moi-même, ne t’ai-je pas crié:

“Je suis à toi… Je suis à toi

Mais garde-moi et serre-moi tout contre toi…”

Un matin, l’été a fichu le camp

En laissant en souvenir du printemps

Des feuilles qui virevoltent au vent

D’un automne qui ne prend pas de gants

Pour venir me dire à bout portant:

“Je suis à toi…”

Aujourd’hui, les beaux jours sont sortis.

C’est fini, ils ont quitté Paris.

L’hiver va revenir mettre en gris

Tout le bleu que notre amour y avait mis.

Du gris, mon Dieu, qu’y en a dans ma vie.

Je suis à toi… Je suis à toi…

Mais reviens-moi comme autrefois…

…Je suis à toi…

Edith Piaf T’es Beau, Tu Sais

T’es beau, tu sais

Et ça s’entend lorsque tu passes.

T’es beau, c’est vrai.

J’en suis plus belle quand tu m’embrasses.

Je te dessine du bout du doigt:

Ton front, tes yeux, tes yeux, ta bouche.

Comment veux-tu dessiner ça?

La main me tremble quand j’y touche…

T’es beau, mon grand,

Et moi, vois-tu, je suis si petite.

T’es beau tout le temps

Que ça me grandit quand j’en profite.

Reste là, ne bouge pas.

Laisse-moi t’imaginer.

T’as l’air d’être l’été,

Celui qui pleut jamais.

Reste là, bouge pas.

Laisse-moi quand même t’aimer.

Je ne peux même pas penser

Que je te méritais.

T’es beau, tu sais.

Ça m’impressionne comme les églises.

T’es beau, c’est vrai,

Jusqu’à ta mère qu’en est surprise.

Tu me réchauffes et tu m’endors.

Tu fais soleil, tu fais colline.

Viens contre moi, il pleut dehors.

Mon coeur éclate dans ma poitrine.

T’es beau partout.

C’est trop facile d’être sincère.

T’es beau, c’est tout.

T’as pas besoin de lumière.

Il était beau et c’était vrai

Mais la gosse ne le voyait pas,

Ses yeux perdus à tout jamais.

Il en pleurait

Quand il guidait ses pas.

T’es beau, tu sais.

T’es beau, c’est vrai.

T’es beau, tu sais.

T’es beau, c’est vrai…

Edith Piaf Les Amants De Teruel

L’un près de l’autre,

Se tiennent, les amants

Qui se sont retrouvés

Pour cheminer côte à côte.

Retrouvés dans la mort

Puisque la vie n’a pas su les comprendre,

Retrouvés dans l’amour

La haine n’ayant pas pu les atteindre.

Les feuilles, les feuilles tombent

Sur leur lit de noces.

Que la terre soit douce,

Soit douce aux amants de Teruel

Enfin réunis dans l’ombre…

L’un près de l’autre,

Ils dorment maintenant.

Ils dorment, délivrés

De l’appréhension de l’aube.

Se tenant par la main,

Dans l’immobilité de la prière,

Renouant leur serment

Dans la tranquille éternité des pierres,

La nuit leur ouvre ses portes.

Tout rentre dans l’ordre.

Leur étreinte demeure,

Demeure à jamais suspendue

Ainsi qu’une note d’orgue…

Edith Piaf Roulez Tambours

Allez, roulez, roulez tambours

Pour ceux qui meurent chaque jour,

Pour ceux qui pleurent dans les faubourgs,

Pour Hiroshima, Pearl Harbor,

Allez, roulez, roulez. Tambours

Ont roulé pour Napoléon,

Au son des fifres et des clairons.

Ils ont roulé pour tant de guerres

Et roulent sur la terre entière.

Ils roulent, roulent nuit et jour.

Quand rouleront-ils pour l’amour?

Allez, roulez, roulez tambours…

J’ai vu, j’ai vu tant de misère

Et tant souffrir autour de moi

Que je ne me rappelle guère

Si la douleur était pour moi.

J’ai souvent vu trembler ma mère.

Je crois bien que c’était pour moi.

J’ai presque vu trembler mon père.

Il ne m’a jamais dit pourquoi…

Allez, roulez, roulez tambours

Pour ceux qui meurent chaque jour,

Pour ceux qui pleurent dans les faubourgs,

Pour Hiroshima, Pearl Harbor,

Allez, roulez, roulez. Tambours

Ont roulé pour Napoléon,

Au son des fifres et des clairons.

Ils ont roulé pour tant de guerres

Et roulent sur la terre entière.

Ils roulent, roulent nuit et jour.

Quand rouleront-ils pour l’amour?

Allez, roulez, roulez tambours…

Entendez sonner les trompettes.

Elles partent de Jéricho.

Elles résonnent dans ma tête

Pour sangloter dans un écho.

Moi, je voudrais bien qu’elles chantent

Pour le garçon qui va m’aimer,

Pour mes amis dans la tourmente

Et pour ceux qui l’ont mérité…

Allez, roulez, roulez tambours

Pour ceux qui naissent chaque jour,

Pour ceux qui rient dans les faubourgs,

Pour Hiroshima mon amour…

Allez, roulez, roulez tambours.

Vous roulerez sous les chansons

Au rythme des accordéons.

Pour l’heure et pour la fin des guerres,

Roulerez sur la terre entière

Et moi je jouerai du tambour,

Et moi je chanterai l’amour,

Et moi je chanterai l’amour,

Et moi je chanterai l’amour…