Mylene Farmer Dessine-Moi Un Mouton

Quelle solitude

De mourir sans certitude

D’être au moins

Une particule

De vie, un point minuscule

Utile à quelqu’un

Quelle solitude

D’ignorer ce que les yeux

Ne peuvent pas voir

Le monde adulte

Isolé, un monde abrupt

Et là, je broie du noir

Dessine-moi un mouton

Le ciel est vide sans imagination

C’est ça, dessine-moi un mouton

Redevenir l’enfant que nous étions

Dessine-moi un mouton

Le monde est triste sans imagination

C’est ça, dessine-moi un mouton

Apprivoiser l’absurdité du monde

Quelle solitude

De se dire que la morsure

Du temps n’est rien

Le rêve est bulle

De vie

Un bien majuscule

Utile au chagrin

Déconfiture

Des pépins

Mais je veux croire en l’au-delà

Et vivre est dur

Toujours un choix

Mais je jure que le monde est à moi

Dessine-moi un mouton

Le ciel est vide sans imagination

C’est ça, dessine-moi un mouton

Redevenir l’enfant que nous étions

Dessine-moi un mouton

Le monde est triste sans imagination

C’est ça, dessine-moi un mouton

Apprivoiser l’absurdité du monde

Il est à moi…

Il est à moi…

Il est à moi…

Il est à moi…Le Monde

Dessine-moi un mouton

Le ciel est vide sans imagination

C’est ça, dessine-moi un mouton

Redevenir l’enfant que nous étions

Dessine-moi un mouton

Le monde est triste sans imagination

C’est ça, dessine-moi un mouton

Apprivoiser l’absurdité du Monde